Le 25 Mai, nous quittons Portsmouth, Dominique, à l’aube. Nous guettons les casiers, nombreux dans la baie. Peu de vent au départ, nous devrions en trouver vers Mero. La côte sous le vent de la Dominique est très souvent déventée par les hauts reliefs de l’ile, jusqu’au sud, vers Roseau, où les choses se corsent à l’approche du canal vers la Martinique. Nous avons la compagnie d’un fou brun, qui tournoie autour du bateau et plonge à l’étrave du bateau pour chasser les poissons volants.


Nous prenons une bouée à Saint Pierre. Nous aimons beaucoup cette petite ville désuète et un peu laissée à l’abandon. L’atmosphère y est paisible, le ponton s’anime de nombreux pêcheurs le soir, sous la surveillance de la montagne pelée qui a englouti le bourg en 1902 dans une éruption monstrueuse. Le matin, nous finissons les évaluations du CNED. Ce sont les dernières de la primaire, après ce sera la 6è! L’après-midi nous allons faire un tour à terre, mais le temps est maussade, et tout est fermé le dimanche, y compris l’excellent glacier Arhum glacé.








Lundi, le temps s’est enfin découvert. il était temps, nos batteries stagnaient à 80%. Encore quelques évaluations à terminer, notamment l’anglais et l’art plastique, puis nous sommes allés voir les statues immergées.




L’après-midi, nous marchons jusqu’à la rhumerie Depaz, sur les hauteurs de Saint-Pierre. C’est une petite marche sympathique comme on en raffole, le long de la route, en montée, en plein cagnard… Néanmoins la visite est instructive et le chateau magnifique. C’est très différent de Clément, où le parc s’apparente à un musée d’art moderne et où l’outil de travail semble avoir disparu. Depaz, rhumerie auparavant familiale, appartient désormais à La Martiniquaise, un groupe qui détient également St James, Dillon et Bally, ainsi que d’autres spiritueux. Depaz a été vendu dans les années 80. A la boutique, on retrouve le merveilleux sirop de Maracuja, dont tout le monde raffole!







Le soir c’est pêche! A l’heure du thon, Damien et les enfants partent en annexe dans la baie de Saint Pierre, et mettent une traine derrière l’annexe, sans trop y croire. Quand une belle bonite mord, les touristes n’ont rien pour l’assommer, pauvre bête! C’est donc par un coup de pagaie bien placé que le poisson est achevé. Bim!




Nous quittons Saint Pierre le 28 Mai pour anse noire. Nous nous rapprochons petit à petit de Fort de France où nous allons laisser le bateau 1 mois, le temps d’un retour en métropole. Le mouillage est très beau à anse noire, mais la végétation est tout sèche à cette saison. Il y a peu de place, car les bateaux tournent beaucoup et dans tous les sens.



Après quelques jours à anse Mitan sous les premières ondes tropicales de la saison, nous partons pour la marina étang z’abricots où nous allons laisser Sabali. C’est l’heure du rangement, nettoyage dégréage… Le 12 juin, nous embarquons pour Paris.





