Ile de la Dominique – Plages, Jungle et eau douce – Mai 2024

Après avoir changé le gréement dormant de Sabali à Pointe-à-Pitre, nous quittons la Guadeloupe pour la Dominique! Nous avons hâte de visiter cette ile montagneuse, colorée et luxuriante.

La traversée depuis la Guadeloupe est assez musclée, comme souvent dans les canaux des Antilles. Le bateau nous parait plus ardent depuis le changement de gréement, et ce n’est pas pour nous déplaire.

A l’arrivée sur Portsmouth, c’est Albert qui vient à notre rencontre dans sa barque marquée du sigle PAYS, l’organisation en charge du mouillage. La baie de Portsmouth s’ouvre largement et peut accueillir de nombreux bateaux à l’ancre ou sur bouées. Albert nous conduit à une bouée assez proche du rivage, dans 3 m de fond herbeux.

Le lendemain, je vais faire la clairance d’entrée, après avoir fait les premières formalités sur sailclear. Ethan me dépose au ponton, et je pars en marchant jusqu’à l’autre bout de la baie. Je traverse Portsmouth en suivant la route principale, bordée de maisons colorées des deux cotés.

A l’entrée du bâtiment, il faut montrer patte blanche. Ça tombe mal, j’ai mon spray ours dans le sac, il est interdit de rentrer avec. Je repars donc en sens inverse cacher mon spray anti chiens méchants dans un fossé. Une fois délestée de l’objet interdit, je retente ma chance avec succès, et les formalités d’entrée en Dominique sont effectuées sans difficulté.

L’après midi on se promène dans l’artère principale de Portsmouth. Du reggae, de l’anglais, beaucoup de Rastas, et on roule à gauche.

Le lendemain, Albert nous récupère au bateau à 7h15 pour aller visiter l‘Indian river. Nous faisons un premier stop à l’entrée de la rivière pour laisser passer un grain et aller acheter nos « site pass » pour la semaine, 12USD par personne.

La rivière se remonte à la rame uniquement, pour préserver la faune et la flore. Il n’y a qu’une seule autre barque au départ. C’est très beau, malgré le temps maussade, Il y a des cocotiers, hibiscus sauvages, poiriers sauvages, plein de crabes et des oiseaux.

Nous nous enfonçons plus loin dans la rivière et passons devant une cabane qui ressemble à celle de la sorcière dans Pirates des Caraïbes. Le film a effectivement été tourné ici, mais la cabane originale a été soufflée par un cyclone.

Nous arrivons ensuite à un bar totalement désert à cette période de l’année.

Nous repartons en sens inverse, toujours à la rame, vers notre point de départ.

Après avoir remercié et payé Albert, nous allons louer une voiture chez Silverlining, en face du départ de l’Indian River. Je montre au loueur mon permis de conduire Dominicain que nous avons obtenu auparavant à la police. Ils se sont montrés particulièrement conciliants, car nous avons perdu mystérieusement nos 2 permis de conduire en Guadeloupe, et nous n’avons pu leur montrer que des photos de mon nouveau permis arrivé par la poste en France.

C’est parti pour la conduite à gauche! Heureusement, il n’y a pas beaucoup de trafic. Nous partons vers l’Est, et traversons la Dominique jusqu’à la côte Atlantique. Nous nous arrêtons à la plage de l’Anse du Me. Un petit bar, des barques de pêcheur, une plage déserte.

Notre route se poursuit vers Batibou beach, un peu plus à l’est. La plage est privée, et l’accès payant, mais il n’y a personne nulle part. Nous nous engageons sur le chemin en contre bas de la route, et marchons 10-15 minutes jusqu’à cette splendide baie déserte et bordée de cocotiers. Elle a servi de décor pour le BlackPearl échoué dans le 2eme volet de Pirates des Caraïbes.

Batibou beach nous a éblouis et ouvert l’appétit! Avant de repartir, il nous a fallu retirer du pied de Jules une énorme écharde de cocotier qu’il s’était planté en grimpant aux arbres. Heureusement, Ethan ne sort jamais sans son Leatherman, et nous avons pu opérer avec la grosse pince!

Nous voilà attablés au Sand Bar à Calisbihie, un petit cocktail maison pour nous remettre de nos émotions.

Esmerald pool, plus au sud, est notre prochaine étape. Là non plus, il n’y a personne. C’est une très jolie cascade dans la forêt primaire. On peut passer derrière la chute d’eau. La pluie, toujours de la partie, n’incite toutefois pas à la baignade…

C’est tout pour ce 22 Mai 2024. Nous faisons une boucle jusqu’à Portsmouth après avoir emprunté quelques routes détournées parsemées de nids de poules et au milieu de quartiers populaires.

Le lendemain, la pluie est toujours présente. La végétation est tellement luxuriante, que ce n’est pas très surprenant d’avoir une meteo quelque peu humide.

Cette fois, nous partons vers le sud par la route côtière. Notre première étape est à Middleham falls. Le chemin est aussi boueux que le temps est pluvieux. Les crabes de terre sortent par dizaines, la végétation est toujours aussi florissante, en particulier beaucoup de balisiers.

Cette ballade humide a presque eu raison de notre motivation, et nous décidons de prendre le chemin du retour. Nous nous arrêtons en route acheter des fruits délicieux. Une accalmie nous permet finalement de nous arrêter aux Trafalgar falls. Damien sort le drone, qui est rapidement encerclé par une nuée d’oiseaux. Atterrissage d’urgence avant attaque imminente!

Le 24 Mai, il fait beau! C’est parti pour le fresh water lake. Nous faisons le tour de ce lac formé dans un cratère et qui alimente un gros pipeline servant à une centrale hydroélectrique. La ballade est assez dénivelée. La végétation est plus basse, balayée en continu par les alizés.

Nous avons hésité à faire la randonnée du boiling lake. Il s’agit d’une rando exigeante, que des copains bateaux ont faite avant nous. Finalement la pluie et mon genou nous ont découragés.

Nous nous arrêtons donc au départ de cette rando, à Titou gorge! Nous payons 10 EC par personne pour les bouées obligatoires, et c’est parti! Il faut d’abord rentrer dans cette eau douce mais fraiche.

On nage quelques minutes dans un torrent au milieu d’un canyon jusqu’à une cascade. Il n’y a personne ou presque, l’endroit est merveilleux. La roche monte sur 10 à 20 m, à pic de chaque coté, sculptée par l’eau et tapissée de mousse ou de racine. Le soleil se fraye parfois un chemin jusqu’à l’eau qu’il illumine de quelques rayons.

La cascade n’est pas très haute mais le débit est très fort et le jet puissant.

Titou gorge sera notre dernière étape en Dominique, les enfants ont adoré! On entendra souvent parlé de Titou gorge par la suite comme le clou du spectacle!… Nous rentrons au bateau. Au passage, on rachète quelques fruits, des sucettes à la pastèque et un nouveau coupe-coupe.

Le 25 Mai, nous quittons la Dominique pour la Martinique.

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